24 ans, 24 titres

par

Yep, ignares iules au pili-pili, issus d’ici, d’Issy, y compris du Mississippi !

 

Oui, c'est à TOI que je parle !

Oui, c’est à TOI que je parle !

 

Je vous souhaite une excellente année 2014 (oui, je la souhaite encore, même à ce stade du mois) et tout le bonheur que chacun mérite, ainsi que l’accomplissement des résolutions éventuelles que vous aurez prises ;) Pour ma part, je n’ai jamais été adepte du concept de la bonne résolution au sens où j’ai déjà du mal à tenir les promesses que je fais aux autres … Alors une promesse faite à moi-même, c’est encore plus mal barré mais soit.

 

Alors voilà. Après avoir tourné en rond comme un maboul absolu et mené des réflexions interminables, vaines et vides d’actes sur la manière de poursuivre ma vie personnelle et avoir lâchement abandonné la tenue d’articles (à part le dernier vomi de bile que j’avais sur le cœur depuis plusieurs mois) sur ce super blog sous prétexte que j’avais (humhum ..) mieux à faire, je suis de retour, à l’instar de la Team Rocket, pour vous jouer un mauvais tour. Tout ça pour ne rien choisir à la fin, je suis un as pour perdre mon temps !

 

Ce n’est pas faute d’avoir écrit des choses. Au contraire, j’ai en réserve un long et passionnant article qui est le fruit de plusieurs semaines d’indécision relative à un sujet d’article. Et oui, il faut faire feu de tout bois ! Comme j’ai peiné à prendre mes responsabilités rédactionnelles, et à trancher dans mes lignes (superbes, vous vous en doutez), j’ai compris bien plus tard (à peu près … maintenant) que j’ai écrit pour écrire.

 

Conneries que tout cela ! Je vous livre donc un article 100 % personnel, où je vais faire un exercice extrêmement compliqué et néanmoins extrêmement attirant : faire le pire choix de mon existence et évoquer (seulement) 24 chansons qui ont grandement marqué ma pathétique existence.

 

Enfance

 

1 – Cours Dire Aux Hommes Faibles – Jean-Louis Murat 

Quand on est môme, on maîtrise pas tout ce qu’on fait, ou en tout cas pas tout ce qu’il ne faudrait pas qu’on fasse de peur d’en avoir honte plus tard. Cette phrase est beaucoup trop compliquée, il faut juste retenir qu’à quatre ans, je dansais en slip dans le salon de mes parents en faisant de la guitare avec un traversin sur cette chanson. On fait écouter CA à des jeunes enfants, et après on se demande pourquoi les Français sont les jeunes les plus déprimés d’Europe ? Ceci dit, l’envie de la guitare a fini par me prendre à 17 ans (d’ici à dire que l’envie de jouer de la guitare est pédophile, il n’y a qu’un pas !), et elle est peut-être née grâce à … à cause de Jean-Louis Murat.

 

2 – Signe – Eric Clapton 

Album que j’ai sur-écouté grâce au magique lecteur de cassettes de l’Opel Corsa blanche pourrie de mes parents, dont l’immatriculation était 2770 PK 76 (je crois que j’avais une grosse vie de merde, si je réussis à me souvenir de ça), le Unplugged d’Eric Clapton est forcément vecteur de souvenirs. Je crois que c’est le seul son que j’ai pu entendre dans cette voiture, d’ailleurs, mais y a pire qu’aller à l’école avec « God » qui joue de la guitare folk ^^

  

3 – Hope Of Deliverance – Paul McCartney 

Lorsque j’étais môme, j’étais un trouillard absolu : peur des adultes, de la hauteur, du vide, du plein, des inconnus, de mes maîtresses, des araignées, du médecin, … Mais de toutes mes peurs, la plus vivace a été celle de l’eau. Et lorsque mes parents ont décidé de me faire prendre des cours particuliers de natation à la piscine de Cany-Barville, mon père m’y emmenait dans un break Mitsubishi (oui, une Mitsu en France, vous ne rêvez pas) où a tourné un album solo de Paul McCartney appelé Off the Ground. Autant cet album pourrait être un synonyme d’angoisses terribles, autant je crois que je trouvais ces chansons rassurantes parce que pendant que je les entendais, je n’étais pas dans la piscine à péter les plombs et à faire regretter son diplôme au maître-nageur. Aujourd’hui, ça va mieux, je vous remercie.

 

4 – Airportman – R.E.M. 

J’ai la chance d’avoir grandi avec des parents ordonnés, et la malchance d’avoir oublié de saisir ce trait de caractère qui peut parfois (souvent …) s’avérer vachement utile dans la vie de tous les jours. Bref, quand mes parents faisaient le ménage à la fin des années 90, c’était sur du R.E.M., et ça tabassait sévère parce que cet album (Up) me retourne avec la même force aujourd’hui. Le morceau Airportman ouvre l’album, qui est rempli de morceaux géniaux que je croyais savoir chanter d’un anglais trèèès approximatif. [INSTANT CONFESSION] Désolé papa, désolé maman, je suis bordélique. Par contre, j’adore votre son ! [FIN DE L’INSTANT CONFESSION]

 

Adolescence

 

5 – Californication – Red Hot Chili Peppers 

Ah, les Red Hot ! Avoir deux sœurs aînées a contribué à alimenter ma culture musicale, et je ne peux pas nier que Californication est entré dans ma vie grâce à la plus aînée des deux (apemcoco !). Cependant, je n’ai appris à apprécier les Red Hot qu’au travers d’un best of que m’avait prêté un pote de collège que je fréquente encore à l’occasion. Pour en revenir au morceau qui a offert son nom à l’album, je l’ai au moins autant apprécié pour le morceau en lui-même que pour le clip, visuellement génial pour un môme de treize ans en 2003 ! Complètement à part, j’ai découvert il y a quelques jours un épisode de la série du même nom … Il me semble que c’est un peu perché. ^^

 

6 – In Bloom – Nirvana 

(… et pas Smells Like Teen Spirit ou Lithium … In Bloom, puta*n de morceau !) Forcément, j’ai été ado, et j’ai aimé Nirvana, et j’ai fait du skateboard, et c’était mortel ! Mais l’album Nevermind est d’autant plus important pour moi que c’est le premier que je me suis acheté (le premier m’ayant été offert étant Dark Side of the Moon des Pink Floyd, un album au moins aussi important, donc!). Je me souviens même que c’est avec l’argent que ma grand-mère m’avait offert pour Noël que j’avais fait cet achat certes un poil subversif puisqu’effectué avec l’argent d’une vendéenne de soixante-neuf ans …

 

7 – Toxicity – System Of A Down  

A l’instant, je me fais une réflexion que je me sens obligé de partager avec vous parce qu’elle me semble assez vraie : SOAD a eu une force monstrueuse dans l’histoire de la musique car il a réussi à populariser le genre metal, en particulier dans le bordélique et génial diptyque Mezmerize/Hypnotize. J’ai découvert ce super groupe grâce à mon pote Arthur qui, avec mon autre vieux pote J.-B., a pas mal contribué à la construction des bases de ma culture musicale, et que je ne remercierai jamais assez ! Rien de tel qu’un super jeu de mots (toxic + city = Toxicity !) et qu’un morceau nü metal par excellence pour avoir l’impression de devenir rebelle ! :)

 

8 – Feel Good Inc. – Gorillaz 

 

Excellent album s’il en est, Demon Days renferme à lui tout seul les meilleurs souvenirs de mes quinze ans : une scolarité lycéenne idéale, du skateboard, des rencontres impérissables (le stage plein-air, cher Bakenji ^^), du skateboard, de la neige, du skateboard, … et l’arrivée violente de la musique de Gorillaz dans ma courte vie, grâce à cette entreprise dont je rêve de faire partie depuis dix ans maintenant : la Feel Good Inc.. Incroyablement talentueux bien que totalement fictif, ce groupe est le fruit de l’imagination d’un pilier de la musique actuelle, chanteur et frontman de Blur, et créateur d’un autre projet intitulé The Good, the Bad and the Queen … j’ai nommé Damon Albarn, que je considère personnellement comme une référence autant dans sa pratique musicale que dans la trajectoire de sa carrière !

 

9 – Optimistic – Radiohead  

L’adolescence, ou l’âge abominable que les hormones choisissent pour faire des jeunes êtres humains des ours mal léchés en quête d’expériences pas toujours recommandables, de sensations nouvelles et de nouveaux degrés de liberté. L’âge des premières expériences amoureuses, et de leurs revers aussi … Bien inspiré, un pote m’avait conseillé ce morceau de Radiohead, et il a pris tout son sens quand j’ai été plaqué pour la première fois ! Et même si la douleur de cette rupture est loin derrière moi, l’amour que j’ai pour l’album dont est tiré ce morceau (Kid A, que je pense être mon opus favori de Radiohead) est devenu viscéral, et même un peu malsain étant donné la couleur pessimiste qui sort de ses chansons. Ce qui est, certes, un comble avec une chanson qui se nomme « Optimistic ».

 

10 – This Modern Love – Bloc Party 

 Blaaaa blaaaa blaaaa skateboard blaaaa blaaaa blaaaa ado attardé blaaaa blaaaa blaaaa chiant ! SAUF QUE … le skateboard a aussi apporté plusieurs pierres d’angle à ce que j’appellerais « hompeusement » , soit un mélange entre « honteusement » et « pompeusement », mes « classiques musicaux » ! Même si la dernière phrase comporte beaucoup trop de guillemets, elle n’en est pas moins vraie car les productions vidéos du milieu du skate ont été et sont extrêmement riches en références musicales d’horizons très variés ! Rock, hip-hop, punk, world, electro, et plein d’autres … Bref, c’est en tournant, retournant, et rereretournant encore la Skate More de la marque de chaussures DVS avec mon pote Cécil que j’ai vraiment mis le pied dans Silent Alarm, excellent premier album de Bloc Party … L’urgence, la mélancolie et l’iode de Brighton, voilà ce que j’apprécie dans ce super album que je conseille en entier, et (pourquoi pas) en boucle !

  

11 – We Are All Made Of Stars – Moby  

Qu’est-ce qui peut arriver de mieux en hiver pour des lycéens ? A part des tempêtes de neiges qui annulent 95 % des cours, je ne vois pas. Mes parents m’ayant offert Play et 18 à Noël 2005, je me suis retrouvé à écouter Moby sous la neige, ou en assistant à des dérapages de voitures tentant de monter des pentes enneigées … A cause de ça, ce morceau est un peu placé sous le signe des abrutis pour moi. Mais Moby n’y est pour rien là-dedans. D’ailleurs si tu passes par ici mon cher Moby, je suis sûr que toi, au moins, tu as la jugeote de mettre des chaînes à tes pneus quand il neige dru. Quel monde de cons, n’empêche !

 

 12 – Depuis Toujours – Louise Attaque

Depuis près de dix ans, je cherche à combler les moments de solitude et de silence avec de la musique … Ce qui m’a amené, par la force des choses, à travailler quasi-systématiquement avec de la musique ! Mon plus grand défaut de mélomane, malheureusement, est la routine de mes écoutes et mon besoin de répétition, ce qui m’amène à associer un souvenir de manière précise à un morceau particulier. Et pour ce morceau de l’album A Plus Tard, Crocodile, il s’agit d’un de mes plus lointains souvenirs de travail en musique, à savoir un exposé d’histoire sur un tableau de Gustave Caillebotte, le Pont de l’Europe … Et je pense que c’est ce qui me fait évoquer, parmi d’autres choses, des promenades que j’ai faites à Paris quand j’écoute du Louise Attaque. Entre autres.

 

13 – The Dark Of The Matinée – Coco Freeman 

Morceau important s’il en est … Il s’agit d’une reprise d’un morceau du groupe écossais Franz Ferdinand et, fait amusant, c’est grâce à la reprise que j’ai découvert cette formation qui fait désormais partie de mes classiques. Une fois le morceau original découvert, c’était sûr : je devais apprendre la guitare ! Et depuis, ce jour-là, malgré les hauts et les bas, entre l’anhédonie fréquente et les crises de boulimie musicale, Euterpe a pris place dans mon minable petit citron, et, je pense, pour un bail à vie !

 

14 – Caring Is Creepy – The Shins

Et nous y voilà. J’ai peur de ne pas faire honneur à ce morceau et à l’anecdote qui s’y rapporte, parce qu’il n’y a rien à raconter et qu’en même temps, tout est là. C’est un souvenir de lycée, et ce au sens premier du terme puisque j’étais physiquement dans mon lycée la première fois que j’ai entendu  : j’étais installé dans une des cours de notre beau bahut, aux alentours de mars 2007 … Le temps était gris, mes potes rigolaient dans cet amas de fausses pierres de béton évoquant une ridicule Chaussée des Géants (on appelait ça les « ruines », d’ailleurs). J’écoutais mon lecteur mp3, zappais entre des épisodes de Donjon de Naheulbeuk, du Pink Floyd et du Wampas quand, au moment où je ne pouvais vraiment pas l’attendre, elle est arrivée. Je ne pouvais raisonnablement pas l’attendre, puisque j’ai du mettre cette chanson par accident sur le baladeur, mais elle a commencé précisément (je ne mens pas, c’est rigoureusement exact) au moment où la pluie à commencer à tomber. Comme une giboulée de mars, je ne sais pas si cette chanson est une pluie glacée d’hiver ou une ondée douce de printemps. Je sais juste qu’elle apparaît dans la BO du film Garden State, que j’aime beaucoup ce film et Zach Braff, qui en est l’acteur principal, et que j’aime The Shins depuis ce que je considère comme un superbe hasard :)

 

La plus riche de la Chaussée  des Géants du pauvre ! Euh, attendez ...

La plus riche de la Chaussée des Géants du pauvre ! Euh, attendez …

 

Etudes

 

15 – Spies – Coldplay 

J’aime toujours rappeler une statistique assez marrante à ceux qui me rappellent combien leurs années d’études ont été une source d’épanouissement, d’émancipation et de soirées fortement alcoolisées ! Cette statistique placerait (au conditionnel, vive la source !) les étudiants français comme étant les plus déprimés et stressés d’Europe. Je vous avais prévenu, c’est le big lol. Peut-être que je fais ça par pure frustration d’avoir pas si bien vécu mes années étudiantes que ça, ou par jalousie de voir réussir ceux qui se mettaient des charges, parce qu’eux avaient le feu sacré et la passion ..? Moi, j’écoutais Parachutes et A Rush Of Blood To The Head de Coldplay, et j’avais la rate au court-bouillon H24. Archi, tu m’as tellement apporté … mais aussi fait tellement de mal que je crois que je t’aime, mais que je ne pourrais jamais vraiment te pardonner.

 

16 – Don’t Let It Bring You Down – Neil Young 

Excellent morceau de Neil Young, grave et scintillant à souhait, ce morceau est inclus dans un live de 1971 au Massey Hall, un grand théâtre de Toronto … Si je cite ce morceau, c’est parce que sans me faire oublier que ce que je vivais quand je le jouais avec un copain d’archi, ce titre a une valeur d’apaisement certaine .. ! Même si on le jouait dans une salle où trente personnes faisaient des tequ’ pafs.

  

17 – Everything In Its Right Place – Radiohead 

Un peu à la même époque que le morceau précédent, ce morceau m’a au contraire submergé … Je n’avais jamais eu la curiosité d’écouter Kid A en entier avant de l’acheter avec son faux-jumeau Amnesiac, et je n’ai pas été déçu du voyage. Cette chanson, qui introduit le désorientant film Vanilla Sky, est selon moi un thème schizophrénique qui résume très bien ce que j’ai vécu avant de quitter l’école d’architecture : du trouble, du doute à s’en faire péter la tête, de la joie, du trouble, de la fatigue, et surtout un GROS trouble. Et par masochisme certain, je suis absolument investi par cette chanson. Je suis dingue, c’est vrai. 

 

18 – Inflation – The Whitest Boy Alive 

Un skater faisant des figures sur un bloc de glace … C’est l’image assez poétique que me renvoie cette chanson quand je l’entend, car c’est ce que fait Nick Jensen dans une vidéo promo de la marque de planches de skate Blueprint ! A côté de l’image, j’ai découvert un groupe pop de grande qualité, The Whitest Boy Alive. Ces vidéos de skate sont, je pense assez objectivement, d’une grande richesse graphique et sonore … Faisant parfois montre d’une cinématographie intéressante et d’une bande son riche en découvertes, je pense que tous ces petits films ont contribué, autant que la photo, le cinéma, les arts plastiques et la musique, à construire mon humble regard et ma modeste oreille :)

 

La classe sur la glace.

La classe sur la glace.

 

19 – Stella Was A Diver And She Was Always Down – Interpol 

Magnifique titre dans ce bel album qu’est Turn On The Bright Lights, cette chanson sent, pour moi, la Porte Océane, les sandwiches au poulet tandoori et l’huile de décoffrage. Je faisais une licence professionnelle en gestion de travaux BTP au Havre quand j’ai découvert l’opus grâce à PDA, autre titre de l’album. Long, ample et profond, il est un autre témoignage de la lassitude intermittente qui m’animait à l’époque. Toujours des doutes, et une des sources de réconfort que j’ai eu cette année-là était un des mes camarades qui avait dix ans de plus que moi, mais un intérêt commun pour Interpol. Autre fait pour me rassurer : je savais que je si j’étais parfois au fond, Stella y étais toujours.

 

Et maintenant ?

 

20 – Time Has Been Being Stuck On The Line – Balloons

Je ne remercierai jamais assez les personnes qui me prennent par la main en me disant : « Ecoute ça, tu vas adorer ! » C’est rarement faux ! Balloons est un groupe japonais de grande qualité que j’ai découvert chez un pote de mon base BAFA, avec qui j’ai passé une super soirée à Rouen à l’hiver 2011-2012 … Après une journée de boulot, et avoir joué quelques morceaux de guitare (et avant de boire une super liqueur de whisky aromatisée au sirop d’érable), il m’a mis devant du neo prog de haut vol, c’est-à-dire ce titre. 3 minutes et 6000 yens plus tard, j’ai acheté les trois albums sur le net, directement auprès du groupe … Parce que c’est vraiment de la balle !

 

21 – Be Quiet And Drive (Far Away) – Deftones 

Si vous n’avez pas compris avec tout ça que j’étais un peu émotif, c’est que vous n’êtes que des cœurs de pierre. Je pense que c’est une chance, quelque part, mais pour comprendre ce que la musique communique, ça doit être compliqué ! Bref, j’ai pas mal joué de musique en 2012, et je pense qu’une de mes influences de l’époque a consisté en une grande quantité d’heures passées devant la télévision d’un pote musicien à mater des concerts, à écouter du son et à décortiquer tout ça en siphonnant des Heineken. Et comme on aime sauter dans les piscines et faire du skateboard, on écoute Deftones parce que c’est tellement mélo et tellement nü metal …

  

22 – Climbing Up The Walls – Radiohead  

A la fois un succès commercial et une réussite musicale, OK Computer est un album tellement riche et rempli de tubes qu’on est en droit de se demander comment il est possible d’en refermer la boîte … Radiohead, avec une poignée de groupes britanniques, a retourné les années 90’s à grands renforts de Creep, de The Bends et de Karma Police. Moi, c’est en avril-mai 2012, quand je bossais à Rouen, et avec Climbing Up The Walls, que mon cœur a chaviré. Le monstre du placard a été lâché, alors que je grattais dans ce « bureau » où je ne croisais quasiment personne, alors que je passais mon temps du midi sur Wikipédia, à considérer le sucre comme le sel de ma vie. Oui, cette chanson fout le bourdon. Mais c’est un exutoire et pas de la complaisance.

  

23 – Take Me Somewhere Nice – Mogwai  

Enorme groupe de la mouvance post rock, Mogwai est un grand, très grand groupe. Les morceaux exclusivement instrumentaux (ou presque) composant leur répertoire extrêmement reconnaissable de par la qualité de ses ambiances, il est fréquemment exploité dans le cinéma. J’ai regardé il y a un an un docu-fiction intitulé Wassup Rockers, sur des jeunes skaters latinos de Los Angeles jouant leur propre rôle et la ségrégation qu’ils subissent au quotidien. Le film se termine sur une assez jolie séquence et avec ce titre des Ecossais … Encore le skateboard, oui, je sais. ^^

  

24 – Beetlebum – Blur  

J’ai un gros problème. Depuis plus d’un an maintenant, je tourne et retourne Blur dans ma tête, et j’y trouve tout ce que j’aime en musique. Mais Beetlebum me laisse un goût de bacon et de cheddar fondu, une odeur d’ampli chaud et d’ale tiède … Et j’ai pris goût à ça. Ou plutôt j’ai pris goût à ce que ce morceau m’évoque : une simili-vie facile, où je crois être heureux parce que c’est ce que me renvoient mes sens. Bordel, je crois que j’ai loupé le coche. Parce qu’à passer du temps à conduire sans but, à revenir faire les mêmes photos aux mêmes endroits comme si j’y avais perdu quelque chose, à manger tout, n’importe quoi et n’importe quand parce que ça me permet de moins penser, je crois que je finirais peut-être par me dire, un jour, que je ne suis pas là où je devrais être et que je ne mène pas la vie qu’il faudrait que je mène. « Now, what you’ve done, Beetlebum ? »

 

 

En définitive, je me rends compte que ce ne sont pas ces chansons qui ont changé mes presque 25 ans. C’est simplement que j’ai la sensation qu’elles ont été la meilleure bande son que je puisse imaginer pour accompagner une minuscule existence. Dans l’autre sens, il y a tellement d’autres chansons et d’autres artistes que j’aurais aimé évoquer ici pour être vraiment précis, et pour que vous mesuriez quelle importance peut avoir la musique dans mon quotidien. Pour conclure de manière un peu fine, et si ça vous intéresse : sachez qu’en ce moment, ma vie a le goût de caramel, pour ajouter un mouton noir, un vilain petit canard, bref : le 25ème titre de ma liste de 24 … :)

  

J’ai conscience que cet article est plus personnel que d’autres, donc merci si vous êtes allés jusque là, love :)