Close combat

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Aujourd’hui, nostalgie, je vais vous parler d’une vieille série de RTS -genre vieille, hein. Le premier il servait à promouvoir le tout nouveau Windows 95. J’ai ressortis le deuxième de la série récemment -déjà parce que je n’ai pas les suivants- pourvoir si les efforts de compatibilités de Microsoft avec Seven étaient réels. Ils le sont. Et ce jeu qui me disait  »fuck » quand je voulais le lancer sous XP ou vista c’est révélé très agréable sous seven.

Le premier close combat est sortis en 1996 du studio Atomics Games. C’est un jeux de combat en temps réel mais qui met l’accent sur le réalisme avec un comportement crédible des soldats commandés.

C’est pas beau, c’est en vue du dessus, mais c’est de la vrai stratégie.

Dans close combat vous ne créez par d’unités, vous commencer la bataille avec une escouade dont la taille et la composition va dépendre des engagements précédents.

Dans close combat, vous ne dirigez pas vos bonhommes, mais vous leurs donnez des ordres et ils vont y réagir.

Je vais plus longuement m’attacher à vous décrire le deuxième de la série -le mieux il me semble- close combat : un pont trop loin qui prend place dans le contexte de l’opération market-garden.

Petit point historique sur cette opération – la plus grande opération aéroporté de tous les temps. Fin 1944 la situation stratégique est bouchée, les armées alliés sont bloquées le long de la ligne Siegfried.
Le général Montgomery chef de l’armée anglo-canadienne – et qui en a marre de l’ombre que lui portent les généraux américains, en particulier le général en chef des armées alliés Eisenhower – décide de passer par la Hollande pour contourner les forces allemandes situées sur le Rhin, et pénétrer directement au cœur de l’Allemagne. (et gagner la guerre, rien que ça)
Le problème c’est que les pays bas, c’est plein de rivières et de canaux. Il faut donc parachuter des troupes pour prendre tous les ponts (et éviter que les allemands ne les fassent exploser) qui devront tenir le temps qu’une armée blindée fasse la jonction.
Les stratèges anglais sous-estiment l’importance des troupes allemandes dans le secteurs et les blindés n’arriveront jamais à rejoindre les derniers ponts que les para anglais tiendront jusqu’à épuisement de leurs munitions.
Finalement la percée n’a pas lieu mais ces combats contribuent à affaiblir un peu plus l’armée allemande (4000 à 8000 morts sur les 20 000 engagés) et facilitera la bataille de L’escaut le mois plus tard permettant de libérer le port d’Anvers. Cela au prix de pertes énorme au vue des effectifs engagées (environs 20 000 tués pour 80 000 homme participant à l’offensive. Rentabilité ?)

Je vous propose de rejouer ça sur Close combat dans un camps ou dans l’autre. La campagne suit l’ordre chronologique des opérations. Les premières batailles sont donc les sites de largages des parachutistes et leurs tentatives pour prendre les ponts, puis les contre attaque allemande sur ses ponts alors que le XXXème corps blindé tente de faire la jonction. Avant chaque bataille il faut choisir les troupes que l’on va y engager dans un pool. Le nombre d’escouades, la taille et la composition des troupes disponibles dépend de plusieurs facteurs, qui détiens les zones de largages, temps entre les batailles, la qualité de la division…

C’est là qu’on choisis ceux qui montent au front.

Puis la bataille se lance. Chaque escouade répond à six ordres : allé à, allé vite à, ramper, tirer, fumigènes, se défendre et se cacher. (C’est peu ou prou la même chose dans les autres de la série).

Feu !

Sous le feux ennemis vos soldats pourront obéir bravement aux ordres, ou rester cacher. L’efficacité des tirs dépendra beaucoup de la distance de la cible, du type d’arme, de l’expérience des soldats et de la protection qu’offre l’environnement. (Une maison offre une bonne protection par exemple.)

Les deux escouades dans la rivière tirent sur le bâtiment marqué d’un trois (trois étages) pour couvrir le mouvement des escouades d’infanteries en haut et en bas. Cette manœuvre hautement stratégique échouera malheureusement lamentablement.

Les escouades sont diversement spécialisées. Éclaireurs, snipers, mitrailleuse, anti-char, artillerie, assaut, fusiller… Chaque arme ayant bien les caractéristiques d’époque.

Les graphismes sont clairs, et l’ambiance est là. Les combats de ville sont très violents avec de nombreuses explosions qui changent totalement le terrain – un petit village hollandais devient bien vite un champs de ruine aux rues encombrés de carcasses de tanks après plusieurs attaques. On ressent bien le désarrois des parachutistes légèrement armés face aux tanks. (Oui parce que dans close combat on ne casse pas un blindé avec 75 coups de fusils, il faut un lance roquette, un canon anti-char ou à la rigueur des grenades… Pas de vrai bonne solution en somme.)

Un petit encadré en bas de l’écran montre chaque soldat, son état de santé son moral, son arme, les munitions…

On s’arrache les cheveux à essayer de prendre un corps de ferme et quand tout semble perdu le dernier survivant de l’assaut cours sous les balles et lance LA grenade qui va détruire cette fucking mitrailleuse.

L’IA est très correct, surtout en position défensive. Le jeu ne souffre que d’un bug sous seven : le scrolling est horriblement rapide. On prend vite l’habitude de ne naviguer sur le champ de bataille QUE par la minimap. L’ambiance sonore est acceptable et la campagne est longue et difficile – d’autant plus quelle est faisable en alliés et en allemands.

Bref, c’est un très bon jeu de stratégie qui a admirablement vieillis. Il n’est plus commercialisé, mais il ne pèse pas bien lourd et je ne devrais pas avoir beaucoup de mal à vous le faire partager. J’aimerais bien le tester en multijoueur.

Enjoy !