Dégouté par son pays en crise, le y (i grec) se tire

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La Grèce n’en a pas encore fini avec les mauvaises nouvelles. Alors que le pays subit encore de plein fouet les effets néfastes de la crise et sa politique d’oppression, le y (i grec), 25e lettre de l’alphabet a annoncé qu’il comptait « changer de pays ».

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Le i grec (y) sera peut être qu’un vieux souvenir pour la population grecque. En effet, après de longues et interminables négociations avec le gouvernement, le y semble avoir prit sa décision. L’alphabet grec ne comprendra non plus 26 lettres, mais 25, faisant du W la 25e lettre de l’alphabet.

Le i grec (qui d’ailleurs souhaite qu’on ne l’appelle plus ainsi dorénavant) voulant s’exprimer sur la situation, nous l’avons interviewé après les négociations avec le gouvernement grec. Sa décision est sans appel, mais ce n’est pas « sans peine » qu’il quitte, après des milliers et des milliers d’années de service sous le drapeau de la nation, son cher pays.

« La Grèce n’est plus un pays pour moi. On ne m’utilise plus, les enfants ne m’apprennent plus. Les enseignants, du moins, ceux qui restent pour la passion, s’arrêtent à la lettre C, après avoir apprit le mot « crise ». C’est une catastrophe » a t-il déclaré. « Les esprits s’échauffent, les rangs sont bousculés, je ne suis pas la seule lettre à réagir de cette façon, Z étant la première lettre touchée avant moi. » A part ses voisines W et Z, les autres lettres n’ont pas souhaitée réagir.

« Je comprends la décision de y » dit W. « Nous n’avons plus beaucoup d’avenir dans le pays, la langue disparaissant à petit feu. Nous ne composons  plus que 1% des mots à nous 3, c’est vraiment lamentable ». Pour Z, la situation est « comme d’habitude. Je n’ai jamais vraiment beaucoup représenté les mots, pour moi ça ne change pas. »

Y ne semble pas encore avoir décidé vers quel contrée il allait se tourner, mais évoque déjà les nombreuses propositions de rachats des autres pays. Notamment par le Qatar : « Les Qataris sont très généreux et évoquent déjà mon ajout dans leur alphabet pour 100 milliards de dollars ». « Je ne serais plus jamais le i grec, mais peut être le i qatari’. Autant dire tout de suite que le i qatari à encore de beaux jours devant lui.

« J’ai toujours rêvé d’explorer de nouveaux horizons » conclut-il.