Et si les cellules étaient les vraies « dominatrices » du monde?

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Ecrit philosopho-scientifique ouvrant et ouvert à la réflexion. Lisez cet article avec un esprit plutôt ouvert et n’y voyez aucune once de vérité absolue ou de provocation. Ce n’est qu’une théorie qui ne pourra jamais être vérifiée.

La cellule, peut être pas aussi dénuée d'instinct qu'il n'y parait...

La cellule, peut être pas aussi dénuée d’instinct qu’il n’y parait…

Je ne suis pas un habitué des théories farfelues ni du site « on-nous-cache-tout-point-com » mais j’aime bien réflexionnner (pardonnez-moi ce néologisme horrible) sur des concepts plus ou moins nouveaux et notamment sur une idée qui me trotte dans la tête depuis un moment déjà. Cette idée est toute simple : et si les cellules étaient les êtres « dominateurs » avant même d’être l’organisme qu’elles composent ?

Ce que j’entends par « êtres dominateurs », c’est que les cellules, peu importe l’espèce ou l’animale qu’elles composent, sont les seules « survivantes » en tant qu’unité « évolutive » sur Terre, et ce depuis des milliards d’années, depuis la création de la vie, depuis la création des cellules. Les dinosaures, les mammouths, les premiers hommes, les bactéries, les plantes et toutes les espèces disparues de la Terre depuis des milliards et des milliards d’années avaient toutes un point commun avec nous : les cellules.

Et si tout simplement l’Homme, l’animal de quelconque espèce ou bien le végétal ne serait qu’un simple moyen pour la cellule de se perpétuer dans le temps ?

En soit, cette question n’est pas si anodine. Penser que la vie ne se résumerait qu’à être l’esclave d’une si infime unité de vie est difficile à concevoir… et pourtant, cette réflexion n’est pas si vaine que ça, et je m’en vais vous dire pourquoi.

Les premières « cellules » sont des cellules mi-organiques, mi-minérales, et proviendraient exclusivement de sources chaudes et de roches il y a 4 milliards d’année. C’est dire qu’elle en a fait du chemin avant de former ce que l’on appellerait aujourd’hui l’Homme. D’abord évoluée en plusieurs groupes (eucaryotes / procaryotes) puis en organismes unicellulaires (une cellule) à pluricellulaires (plusieurs cellules). Il est admis dans la communauté scientifique que plus un organisme était composé de cellules (en terme de diversité de leurs fonctions), plus l’organisme était complexe.

Complexe dans le sens où les cellules en se regroupant ont été administrées par diverses fonctions au sein de l’organisme. La cellule est l’unité « vivante » la plus petite au sein d’un organisme et forme grâce à son association avec d’autres cellules des tissus. Divers éléments de tissus forment un organe et plusieurs organes entrent dans une dynamique intégrale de l’organisme. Ex : plusieurs cellules neuronales (cellules) forment le tissu nerveux. Ce tissu nerveux associé à d’autres tissus forme le cerveau. Le cerveau associé à d’autres organes permet à l’organisme de vivre…

Pourquoi évoluer pour devenir complexe quand la forme unicellulaire peut elle-même perpétuer la cellule dans le temps ? Dans un premier temps, je voudrais d’abord dire que la complexité n’est qu’affaire d’Homme. Parce que la compréhension de quelque chose ne peut se faire au premier coup d’œil serait évidemment plus complexe ? Aux yeux de l’espèce humaine, pourquoi pas, mais à l’échelle de la vie et de l’évolution ? Qui sommes nous pour dire que quelque chose est complexe par rapport à une autre?

Les cellules en elles-mêmes peuvent se diviser. Avec une cellule mère, nous pouvons créer 2 cellules filles. C’est une forme de  « reproduction » très simplifiée qui permet la création d’une nouvelle cellule à partir d’une vieille cellule, elle-même pouvant fabriquer plusieurs cellules et ainsi de suite. Les êtres unicellulaires perpétuent leur «espèce » comme cela, les cellules des êtres pluricellulaires ont quant à eux développé un autre système en plus de celui suscité : la reproduction. Bien que ce système semble « complexe » (vous savez comme j’aime ce mot) par rapport au simple de fait de ce diviser, ce système représente un avantage absolu à la cellule : fabriquer de toute pièce un être capable de se diviser, de proliférer et de se reproduire. Je ne parle pas que de l’Homme : les animaux, les plantes, les végétaux et même les acariens utilisent le même procédé. Quelque part, c’est la preuve que la cellule peut se sentir tranquille quant au nombre d’individu cellulaire qui peut exister sur Terre : on parle certainement en 10infini (un organisme adulte humain contenant de l’ordre de 1014 cellules, étant environ 7 à 8 milliards sur Terre, sans compter les animaux, les végétaux et tous les organismes unicellulaires comme les bactéries, je vous laisse faire le calcul…). La cellule est confortée au niveau de sa perpétuité par son nombre et sa capacité à proliférer.

Voici le processus de division cellulaire appelé "mitose" donnant naissance à 2 cellules identiques.

Voici le processus de division cellulaire appelé « mitose » donnant naissance à 2 cellules identiques.

D’autre part, le rassemblement des cellules en organisme plus « complexe » proférerait une protection accrue face à l’environnement extérieur : résistance accrue face au froid et à la chaleur, notamment grâce à la sensation de douleur, l’apport en nourriture nécessaire au bon métabolisme cellulaire, l’assurance de la reproduction grâce à l’instinct de préservation de l’espèce… Tout autant de choses que l’on pourrait mettre sur le dos de l’évolution mais qui me donne de plus en plus l’envie de mettre sur le dos de la cellule. Si elles pouvaient le faire sans nous, elles le feraient. D’ailleurs, dans mes expériences en laboratoire, je peux simplement cultiver des cellules humaines en ne mettant que les éléments nutritifs dont elles ont besoin, preuve encore que l’individu n’est pas nécessaire à la survie cellulaire mais que l’inverse est totalement impossible (une espèce sans cellules ne pourrait survivre).

Quant est-il de la chaine alimentaire, où le principe repose sur le fait qu’un organisme se nourrisse d’un autre organisme ? En effet, cela peut aller à l’encontre de ma théorie puisque cet acte, le fait de se nourrir par le biais d’un autre organisme, tendrait dans l’immédiat à diminuer le nombre d’unités cellulaires vivantes au profit de la survie d’une autre espèce. Sauf que l’énergie apportée par cette nourriture vivante procure de nouvelles sources de nutriments nécessaires à la survie de l’espèce, mais surtout au bon fonctionnement de l’organisme lui-même composé de ces cellules. En d’autres termes, manger un organisme servirait somme toute à faire survivre et perpétuer d’autres cellules. Et puis finalement, quand l’organisme meurt ? Mangé par les insectes, transformés en nutriments, utilisés par le végétal, lui-même composé de cellules, lui-même mangé par un animal… Bref autant de phénomènes résumés en une seule phrase : tout est fait pour assurer la survie des cellules. Pour moi, ce sont mes nouvelles particules divines. Les cellules seraient en clair les goa’uld des espèces.

Et si je ne vous ai pas encore saoulé avec ma théorie foldingue de vieux scientifique à la mords moi l’nœud, n’oubliez pas une chose : alors que la cellule existe depuis des milliards d’année, l’Homo Sapiens lui, ne vit que depuis environ 2,5 millions d’années, c’est-à-dire rien à l’échelle de la cellule. Je suis prêt à parier que dans des milliards d’années, l’Homo Sapiens aura disparu de la surface du globe, mais la cellule continuera, elle, de se développer…

Les cellules dominent déjà le monde, mais on s'en rend juste pas forcément compte...

Les cellules dominent déjà le monde, mais on s’en rend juste pas forcément compte…