Exposé à la mémoire des victimes du Japon

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Bonsoir amis fidèles! Ce soir je vous publie un exposé, réalisé par mes soins, sur ce qu’il se passe en ce moment au Japon. Je l’ai rédigé dans le cadre d’une association qui commence à prendre forme, une association qui veut venir en aide au Japon, et surtout à ses victimes. Cet exposé sera visible à la MJU de Rouen. Sur ce, n’hésitez pas à intervenir à la suite de cet exposé. Bonne lecture!

La crise globale du Japon.

I. Le Japon avant la catastrophe.

Le Japon est un archipel constitué de 6852 îles dont 4 représentent à elles seules les 97% de la superficie du pays. Une majorité d’entre elles sont volcaniques et découlent de la subduction des plaques océaniques qui entourent le pays. Elles sont au nombre de 4 (Pacifique, Nord-américaine, des Philippines et Eurasiatique), et celles-ci, toujours en mouvement, provoquent plus de 1000 secousses telluriques et tsunamis (raz de marée) par an.

Malheureusement, c’est aussi le 10e pays le plus peuplé du monde (~ 127 millions en 2009) avec une densité très élevée : 340 habitants au km². Ainsi, lors de catastrophes naturelles, les populations humaines peuvent être touchées sévèrement sur une petite surface (tsunami ou séismes). Le Japon, c’est aussi la 3e plus grosse économie mondiale. Les catastrophes naturelles sont aussi puissantes qu’il y a 5 siècles et ne sont pas plus nombreuses, mais leur coût ne cesse d’augmenter. En cause, la hausse de la production de richesses car plus une société est riche, plus elle a à perdre mais mieux elle pourra alors se protéger contre ces catastrophes. Le Japon doit jongler avec cette délicate équation.

Le Japon, une déliquate équation.

II. Un séisme de magnitude 8,9 frappe alors le Japon

Il est 14h49 et la terre au large des côtes Pacifiques du Japon se met à trembler. C’est un séisme de magnitude 8,9 sur 10 sur l’échelle Richter. Les immeubles tremblent, certains s’effondrent, on parle déjà de centaines de morts et blessés. Mais même pas 5 minutes plus tard, l’alerte au Tsunami est lancée ! C’est vers 15h20 qu’une violente réplique est sentie, de magnitude 7,8. Une vague de plus de 4m de haut s’écrase alors sur la côte Pacifique du Japon vers 15h29 ne laissant aucun répit pour les habitants qui subissaient une tempête de neige dans la moitié nord du pays. Des incendies éclatent dans le pays, tandis que la bourse est sans pitié : le Yen descend déjà fortement. La préfecture de Miyagi est la plus touchée par le tsunami qui atteint 10 mètres de haut. Cette partie de la région comporte plus d’un million d’habitants. La ville de Soma est aussi touchée par le tsunami et la centrale nucléaire de Fukushima est entièrement submergée. Le 12 mars, c’est une explosion qui intervient dans le réacteur numéro 1 privé de son système de refroidissement. 140 000 personnes sont alors évacuées dans un périmètre de 20km autours de la centrale nucléaire. Le lundi 14 mars, c’est une  nouvelle explosion au niveau du 3eréacteur. Le risque nucléaire est de plus en plus important d’autant que les vents poussent les particules radioactives vers la capitale et dans l’océan Pacifique. Le tsunami associé au séismes et a ses répliques ont déjà fait plus de 10000 morts et 10 000 disparus.

Plaques tectoniques et séismes

Mardi 15 mars, le réacteur 2 et 4 explosent à leur tour, dégageant eux aussi un énorme nuage radioactif. Les missions pour refroidir les réacteurs sont suspendues à cause de la forte radioactivité présente autour de la centrale. Les systèmes de refroidissement des réacteurs sont à l’arrêt : le séisme avait provoqué des coupures d’électricité.

Les principaux sites dangereux du Japon

Jeudi 17 mars, les réacteurs sont enfin arrosés, soulageant une partie du pays. La situation semble sous contrôle.  Le Mardi 22 mars, la majorité du personnel de la centrale nucléaire est rappelé afin de restaurer l’électricité. Ces personnes risquent leur vie pour la population. La plupart des systèmes de refroidissement sont d’ores et déjà mis en marche, mais très partiellement. Cependant, c’est le mercredi qu’on enregistre le plus fort taux de radiation au niveau du 2e réacteur.

Les légumes, l’eau, le sol, l’eau de mer contiennent jusqu’à 3000 fois la dose maximale de radioactivité. A 40 km de la centrale, la radioactivité est importante, poussant le gouvernement à évacuer la zone. Un nouveau bilan au 1er avril 2011 parle de 11 620 morts et 16 464 disparus. Une vaste campagne de recherche avec les soldats japonais et américains a été lancée sur les côtes Japonaises pour tenter de retrouver les corps.

III. Les dangers qui menacent encore le Japon

Malgré la tournure actuelle des évènements, le Japon n’est pas encore à l’abri de futurs séismes. Déjà parce que les répliques du premier séisme arrivent en continu dans la région de Fukushima et aux alentours, mais aussi que la plaque tectonique du Japon, à cause du séisme, plonge en dessous de la plaque eurasiatique vue précédemment, ce qui provoquera d’autant plus de séisme que la plaque bougera. Associés aux séismes, les tsunamis ne vont pas arranger les choses, étant autant voire plus dévastateurs. Mais pour le moment, ce n’est pas ce qui préoccupe les Japonais et le monde entier. La priorité est d’essayer pour le gouvernement de maitriser les fuites radioactives qui sont encore très importantes au niveau des réacteurs de la centrale de Fukushima. Les taux de radiation tellement élevé dans l’eau et les légumes supposent que la catastrophe ressemble à la catastrophe de Tchernobyl. Les populations alentours ainsi que le personnel risquant leur vie pour le retour à la normale sont vraiment exposés. Une contamination radioactive, lorsque les doses d’irradiation sont à débit élevé, provoque des lésions de l’ADN entraînant des ruptures de la double hélice ainsi que des altérations au niveau des bases azotées. Malgré les mécanismes de réparation de l’ADN, des altérations peuvent subsister avec pour conséquence une mort cellulaire par apoptose ou encore, des effets conduisant à la cancérogenèse avec potentiellement des effets héréditaires. C’est dans le long terme que les effets de cette radioactivité seront mesurés, et le Japon n’en a certainement pas fini avec les problèmes.

IV.  L’aide apportée au Japon

Avant de parler de l’aide internationale, il faut savoir que le gouvernement japonais ainsi que ces citoyens  font tout leur possible pour enrayer les fuites radioactives, retrouver des survivants et les corps des personnes disparue et pour reconstruire les zones très endommagées. Le coût des réparations s’élèvent à plus de 309 milliards de dollars. Le gouvernement japonais est en alerte maximale « pour faire face aux évènements avec la plus de rapidité possible ». Malgré cela, le pays est débordé et manque de secours. C’est pour cela que l’aide internationale est importante. Tout d’abord, les Etats-Unis et la France sont mandatés pour essayer de trouver des solutions pour la centrale nucléaire. Les sauveteurs de la sécurité civile fouilles les décombres. Plusieurs manifestations ont eu lieu dans différents pays pour soutenir les familles et les habitants du Japon. Tous sont solidaires pour ce pays qui donne tant au niveau culturel que technologique. C’est ainsi que certains collectifs comme « Café Salé » qui ont publié un recueil de dessin dont les bénéfices iront à la cause du Japon ou bien des campagnes publicitaires TF1 qui vante le courage des Japonais.

Dessins tirés de « Café Salé Magnitude 9 » dédié spécialement pour le Japon:

Je vous invite à aller sur http://www2.cfsl.net/fr/home et achetez vous ce recueil d’images. Une partie des fonds seront reversés aux victimes du Japon.

V. L’impact de la catastrophe du Japon sur nos vies en Occident.

L’impact de cette catastro phe sur l’Occident peut être ressenti sur plusieurs plans :

–          D’abord sur la bourse : le Japon étant un principal importateur et exportateur, les marchés se sont effondrés l’espace de quelques jours, pour ensuite rependre et revoir une bourse clôturer en hausse.

–          La hausse des prix de l’électronique à cause de l’exportation en baisse, et la hausse des prix des légumes et autre céréales du fait que le Japon devra importer plus qu’avant.

–          La hausse des prix des voitures Japonaises ?

–          Des retards sur la sortie de l’Ipad-2 car certaines usines de pièces avaient été fermées

–          Le nuage radioactif émit de la centrale de Fukushima a été « aperçu » au dessus de la France, cependant, le taux de radiation serait très faible et ne dépasserait pas le seuil critique.

–          Cette catastrophe relance le débat sur les centrales nucléaires en France et sur l’impact écologique qu’elles peuvent avoir.

Elle relance aussi le débat de la catastrophe de Tchernobyl et sur le soi-disant non passage du nuage radioactif par delà frontière française.

Cependant les éconimistes se veulent optimistes: les conséquences de cette catastrophe au Japon n’auront que très peu d’impact sur le reste du monde…