La loi de Murphy

par
Expliquée à tous!!

Ce livre permettra de vous faire voir la vie autrement.

« Mais pourquoi ma tartine est-elle tombée du côté du beurre? » « Parce qu’elle tombe toujours du côté du beurre! »

Cet évènement peut s’expliquer tout bêtement par une loi et comme toute les grandes lois, sa formulation est d’une extrême simplicité. En voici la définition:

TOUT CE QUI PEUT MAL TOURNER, TOURNE MAL

1. Du point de vue historique.

Les versions diffèrent sur l’origine précise de la « loi de Murphy », et sa formulation initiale.

De 1947 à 1949 aux États-Unis d’Amérique, fut conduit le projet MX981 à la Base Muroc de l’US Air Force, plus tard rebaptisée base Edwards. Le but du projet était de tester la tolérance humaine à la décélération. Les tests utilisaient un chariot propulsé par une fusée et monté sur un rail, avec une série de freins hydrauliques en fin de parcours.

Les premiers tests utilisaient un mannequin, attaché à un siège sur le chariot, mais le mannequin fut bientôt remplacé par le capitaine John Paul Stapp. Pendant ces tests surgirent des questions sur la précision de l’instrumentation utilisée pour mesurer la décélération endurée par le capitaine Stapp. Edward Murphy proposa d’utiliser des jauges électroniques de mesure d’efforts attachées aux pinces de retenue du harnais du capitaine Stapp, pour mesurer les forces exercées sur chacune de ces pinces durant la rapide décélération. L’assistant de Murphy câbla le harnais et un test fut réalisé avec un chimpanzé. Cependant, les capteurs indiquèrent une force nulle. Il apparut que les capteurs avaient été montés à l’envers. C’est à ce moment que Murphy, frustré par l’échec dû à son assistant, prononça sa célèbre phrase : « If that guy has any way of making a mistake, he will » (que l’on peut traduire par « Si ce gars trouve le moyen de faire une erreur, il la fera. »).1

 

2. Du point de vue scientifique.

Plusieurs points de vues sont évidemment possible.

Le meilleur point de vue est de le prendre en canular : la « méchante nature » fait échouer toute expérience, par des moyens tout à fait imprévisibles.

Dans cette formulation, cette loi est une excuse invoquée lors de toute expérience qui échoue, surtout en milieu d’enseignement, quand il est impossible de déterminer s’il y a eu erreur de manipulation ou si le laboratoire permet aux effets parasites de prendre le pas sur l’effet à mettre en évidence. C’est alors que la loi de Murphy prend toute son importance : Pour chaque expérience scientifique, il serait normal d’y accorder la loi de Murphy, c’est à dire qu’il existe une éventualité (même si toutes les conditions de réussites sont réunies) pour que l’expérience échoue.

L’autre est de type statistique : si beaucoup de personnes actionnent un appareil et qu’il existe ne serait-ce qu’une façon de se tromper, il existera statistiquement des gens qui le feront. Et c’est d’eux seuls que le service après-vente entendra parler. Cette seconde forme de la loi est confirmée par l’expérience et a conduit à l’utilisation généralisée de la conception de sûreté.

3. Du point de vue psychologique.

Souvenez vous: Votre tartine est-elle vraiment tombée toujours du côté beurré? C’est le syndrome du verre à moitié vide, ou tout simplement, une question d’optimisme. Nous ferons toujours plus attention à quelque chose qui à un effet négatif que quelque chose à effet positif. Parce que cela marque plus facilement les esprits, et du coup, nous avons l’impression que le monde est contre nous! Je vais illustrer mon idée très simplement. Je suis entrain de rédiger un article pour mon blog. Que pourrait-il arriver avant que je n’arrive à le publier? Une panne d’électricité? Une réactualisation de la page en cours? Une maintenance de mon hébergeur de blog? Si rien de tout cela ne se produit, je n’invoquerais pas Murphy. Cependant, si tout ce passe dans de bonnes conditions (article bien publié), je ne m’en rendrais pas forcément compte, ou je ne reléverai pas, puisque pour mon esprit, cela est normal.

4. Du point de vue humoristique (et c’est ça, le principal).

La loi de la tartine beurrée : « une tartine beurrée tombe toujours sur le côté beurré ». Application la plus célèbre de la loi de Murphy, elle fait l’objet d’une étude détaillée. Il s’agit également d’une expression parfois utilisée comme synonyme de « Loi de Murphy ».

La loi de l’emmerdement maximal ou loi de l’emmerde maximale ou LEM. Il semble que l’origine de cette loi soit militaire. Cette loi dispose que s’il y a une faille ou un défaut dans un plan de bataille, il y a de grandes chances pour que l’ennemi l’exploite, car invariablement il analysera toutes les options possibles. Cette loi est sans doute bien antérieure à la loi de Murphy, et il est possible qu’elle remonte à la Première Guerre mondiale. La « LEM » est parfaitement illustrée sur un mode humoristique dans le sketch de Jean-Marie Bigard « La valise RTL ».

L’effet démo : un objet, un logiciel, etc., utilisé au quotidien sans incident présentera un dysfonctionnement lors d’une démonstration, surtout en public. On parle aussi du démon de la démo. Exemple : la présentation des différents Windows par Bill Gates (s’achevant par le célèbre écran bleu de la mort).

La loi du Fatal Error (loi de Bouchard, du nom de son créateur basé sur la loi de Murphy). Le nombre de crashes (FatalError), généralement d’un logiciel informatisé, est inversement proportionnel au nombre de sauvegardes. C’est à dire que, moins l’on sauvegarde souvent, plus le risque de « crash » est élevé.

L’effet Bonaldi, relativement connu en France en référence aux démonstrations de Jérôme Bonaldi ratées sur le plateau de l’émission Nulle Part Ailleurs ou On a tout essayé alors que réussies pendant les répétitions.

La loi de Finagle :

« S’il existe une possibilité pour qu’une expérience échoue, elle échouera. »

« Si quelque chose de mal peut se produire, cela arrivera. »

Une version extrême de cette loi dit que « s’il y a la moindre possibilité que ça rate, ça ratera ; s’il n’y en a aucune, ça ratera quand même. »

Dans le cas de la loi de la tartine beurrée, les études rigoureuses ont montré que sur la probabilité de tomber du côté du beurre, la loi de Murphy fournit en fait une intuition qui se vérifie.

Toutefois, les spécialistes de l’humour portant sur la loi de Murphy ont proposé des corollaires qui rendraient la vie bien pire encore, s’ils n’étaient pas complètement injustifiables rationnellement.

L’un de ces corollaires propose que la probabilité de chute « côté beurre » (ou, si on a déjà admis que la chute finit toujours du côté du beurre, la probabilité de la chute elle-même) est proportionnelle, d’une part au prix de l’éventuel tapis, d’autre part au caractère récent du dernier nettoyage. On peut de même proposer que ces probabilités croissent lorsque le beurre est recouvert de confiture ou de miel.

Enfin, la loi de la tartine beurrée possède un corollaire (le corollaire de Blumenfeld) : si vous beurrez une tartine et qu’elle tombe du côté non beurré, c’est que vous aviez beurré le mauvais côté.

Le paradoxe du chat beurré.

Prendre à la lettre la loi de la tartine beurrée fixée sur le dos d’un chat a abouti à une autre plaisanterie : le ‘’ Paradoxe du chat beurré ‘’, ou paradoxe de la lévitation félino-tartinique si on veut parodier les expressions scientifiques compliquées : « Les lois de la tartine beurrée stipulent de manière définitive que le beurre doit toucher le sol alors que les principes de l’aérodynamique féline réfutent strictement la possibilité pour le chat d’atterrir sur le dos. Si l’assemblage du chat et de la tartine devait atterrir, la nature n’aurait aucun moyen de résoudre ce paradoxe. C’est pour cela qu’il ne tombe pas. »

5. De mon point de vue.

La loi de Murphy permet de prendre la vie autrement. D’un point de vue humoristique, tout ce qui tourne mal, je lui met sur la tête. Cela permet d’avoir quelque chose que l’on peut accuser de tout. C’est gratuit, c’est efficace. J’ai eu envie d’écrire cet article parce que d’une part, je suis très « Murphysme » et parce que l’on vient de m’offrir (pour l’occasion je suppose) un livre qui s’intitule : « Pourquoi la tartine tombe toujours du côté du beurre, la loi de Murphy expliquée à tous » écrit par Richard Robinson aux éditions DUNOD. Un livre qu’il est bon de procrastiner avec!

La vie peut toujours être pire, il faut alors positiver!