Les émotions partagées sur Facebook sont contagieuses

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Les émotions qui seraient partagées sur les réseaux sociaux seraient tellement contagieuses que « lorsqu’il pleut à New York, le pays entier est morose », selon une étude américaine concernant l’influence des réseaux sociaux sur notre ressenti.

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Quelle influence auraient les réseaux sociaux sur notre moral? Beaucoup plus que vous ne le pensiez, certainement, puisqu’une récente étude sur nos comportements vis à vis de ces réseaux à montré, et significativement, que nos émotions étaient en partie provoquées par les réseaux sociaux eux-même.

Comment une étude comme cela a été mise en place? Grâce à l’analyse de milliers de statuts postés entre 2009 et 2011 dans les 100 plus grandes villes des Etats-Unis par un logiciel de décryptage des émotions et du langage. Le co-auteur de l’étude de détection des émotions au travers d’un maillage de réseaux sociaux vient de publier les résultats : chaque publication de statut à émotion négative génère 1,29 de publications négatives supplémentaires. Voici l’abstract de l’article que vous pourrez retrouver également à cette adresse et en téléchargement direct ici => journal.pone.0090315.

« La joie et les autres émotions se diffusent naturellement entre les personnes en contact direct, mais il est difficile de savoir comment les nombreux réseaux sociaux diffusent également ces émotions. Nous avons élaboré une nouvelle méthode pour mesurer la « contagion » de ces expressions émotionnelles sur les réseaux sociaux. Avec les données de millions d’utilisateurs de Facebook, nous avons montré que la pluie influe le contenu émotionnel des statuts, mais également le statut émotionnel des contacts dans les autres villes où il ne pleuvait pas.  Pour chaque personne affectée directement, la pluie altère l’expression émotionnelle d’environ 1 ou 2 autres personnes, suggérant que les réseaux sociaux pourraient magnifier l’intensité des émotions en synchronisation. »

Mais il apparait quelque chose de plus chouette dans cette étude : un statut positif engendre quant à lui 1,75 de publications positives à sa suite. De quoi appeler cela « une épidémie de bien-être » d’après le sociologue James Fawler. Ces nouvelles études concernant les réseaux sociaux pourraient bien devenir de nouvelles stratégies politiques, économiques et industrielle. En tout cas, s’il suffit de faire plaisir à ses contact en diffusant un message positif, je ne vais plus me gêner.