Projet X : prison ferme pour les « copiteurs »

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Projet X n’est ni un film porno, ni un film de superactionquienflametoutavecdubazooka et dudenzelgonfléauxhormones mais le nom d’une soirée (fictive) créée pour l’occasion de l’anniversaire d’un mec d’une bande de 3 potes pourtant non populaires dans leur lycée.

Projet X est alors un film réalisé par les auteurs de Very Bad Trip. On sait déjà qu’on va rire, malgré les scènes parfois trop stéréotypées. On y voit 3 copains organiser une soirée chez l’un d’eux contre son gré, malgré les avertissements répété de ses parents. Jusqu’ici, pas de quoi réveiller un poney.

Mais la particularité de ce film, c’est d’être filmé intégralement en caméra d’épaule, comme si nous étions directement dans cette soirée. De quoi émoustiller les papilles, surtout si on se boit une bonne bière pendant le film. On s’y croirait presque. Cette façon de tourner à déjà été reprise par Rec, Cloverfield, Projet Blairwitch et j’adore ça. Et on rigole. Ah oui qu’est ce qu’on rigole.

Alors qu’ils semblaient jusque-là se fondre dans la masse, trois lycéens décident de sortir de l’anonymat. En apparence, leur projet est plutôt inoffensif puisqu’ils ont l’intention d’organiser une fête des plus mémorables. Mais rien n’aurait pu les préparer à la soirée qu’ils s’apprêtent à vivre… La rumeur se propage alors rapidement, tandis que les rêves des uns s’effondrent, les résultats scolaires des autres dégringolent, et des légendes se forgent… Allociné

Voici la bande annonce:

Et oui, je vous vois venir: « Comment ça serait trop bien d’organiser ça pour de vraiiiii! Trop tmtc! », ouais mais non. Parce que voilà, d’autres rigolos avant vous on déjà essayé après avoir vu le film, qui est sorti le 12 mars 2012 au cinéma. Et ils ont eu de sacrés problèmes.

C’est l’histoire de 2 jeunes copains qui organisent donc une soirée dans une villa dans le Var « comme à la Projet X« . Ils annoncent la soirée sur internet via facebook en « créant le buzz« . Pendant l’orgie festive, qui avait tout de même rameutée plus de 600 personnes (par rapport au 1500 dans le film), la maison a été vandalisée.

La page facebook de l’organisation de la soirée dans le Var

Le 19 mai, Allan Brooks et Alexandre Fleury lancent une invitation sur Facebook: «C’est no limit. Venez avec bouteilles. Possibilité 1200 personnes…». «On voulait faire une bonne bringue, créer le buzz et être connu», a affirmé Allan Brooks. Pour cela, ils choisissent une villa inoccupée, en bord de mer. Les organisateurs promettent du «gros son», des «stripteaseuses» et des «DJ en folie». Ils sont vite dépassés par les événements: plusieurs centaines de jeunes de 16 à 20 ans répondent à l’appel. Certains viennent des environs, d’autres ont fait le déplacement de Marseille, Lyon et même Paris. Ce sont des riverains, excédés par le bruit et inquiets pour leur sécurité, qui alertent les gendarmes. Quarante-huit heures après la fin de la soirée, les jeunes organisateurs sont identifiés et livrés à la justice.

Vitres brisées, sanitaires descellés, canalisations arrachées, mobilier jeté dans la piscine: une vision d’horreur attend alors Hanneke Sprong, propriétaire avec son époux de la villa, baptisée «Le saut du loup». «C’était effrayant, incroyable. Ils ont tout cassé», s’est souvenue la Néerlandaise. «Au début, on n’y croit pas. On se croit dans un film où on joue le rôle principal», a-t-elle déclaré en marge de l’audience. Son assureur a évalué les dégâts à quelque 80.000 euros. Cher la soirée.

Les deux jeunes ont eu une très lourde peine, maximale voulue par le procureur: 1 an de prison et 6 mois avec sursis. Ce qui fait quand même 6 mois entiers en taule. Le procureur devait certainement être « véner » de pas avoir été invité. 6 mois de prison pour avoir organisé une soirée, ça vaut ptetre pas le coup de recommencer.

Au cours de l’audience, Allan Brooks et Alexandre Fleury se sont défendus et ont affirmé avoir voulu «organiser une soirée-test», pour «se lancer dans l’événementiel.» Et d’assurer que les dégradations n’ont pas été le fait des «invités», mais de «casseurs venus détruire la baraque», une fois la soirée finie. Mais pour le procureur Pierre Arpaia, les deux jeunes organisateurs «savaient» au contraire que la soirée allait dégénérer: «Le but était de parvenir à un état de “défonce”, par l’alcool et d’autres substances. Et à la fin de la soirée, tout devait être détruit.»

Pari tenu!