Alors, on lui donne un nom à cette nouvelle planète?

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Et voilà ! La NASA vient de faire sa conférence sur la dernière découverte – et de taille – qu’à fait Kepler, le satellite télescope spatial en mission depuis 2009 pour le programme Discovery, chargé de scanner toutes les planètes visibles dans un cône long de 3000 années lumières dans la Voie Lactée.

Cette découverte, tout le monde en parle déjà : il s’agit de Kepler-452b, une planète si proche des caractéristiques de notre bonne vieille Terre qu’elle nourrit tous les espoirs d’y voir le développement de la vie : elle se trouve à bonne distance de son étoile Kepler 452 pour se trouver dans la « zone habitable », c’est à dire dans la zone où l’on peut trouver de l’eau à l’état liquide. Elle est à peine plus grosse que la Terre (40% de plus), son orbite autour de son étoile serait de 385 jours (soit 20 de plus que chez nous), ses températures seraient identiques à celles mesurées sur Terre. En gros, il est rapide de penser que Kepler-452b est tout simplement la jumelle de la planète Terre. Pour information, c’est la première planète que nous découvrons avec de telles caractéristiques. De quoi avoir envie de savoir ce qu’il en est de plus près pour en découvrir les premiers (et infinis) secrets.

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Vue d’artiste de Kepler 452b (NASA/JPL-Caltech/T. Pyle)

Seul problème : le système de Kepler-452b se trouve à quelques 1400 années lumière de chez nous. Si l’on prend la vitesse maximale à laquelle nous avons déjà pu envoyer un satellite – à savoir 66 000 km/h en utilisant la force gravitationnelle des planètes comme catapulte – il nous faudrait la bagatelle de 200 000 000 000 heures, soit 8 300 000 000 jours, soit quasiment 23 millions d’années pour y parvenir. De même, rien que d’envoyer un message prendrait 1400 ans à parvenir aux Kepleriens-452b, et s’ils existent et sont aptes à répondre, il faudrait 1400 années supplémentaires pour attendre leur réponse (s’ils ne sont pas équipés d’un meilleur système que le nôtre). Un chat instantané avec quasiment 3000 ans de latence. La classe non ?

D’après John Jenkins de l’institut SETI : « Nous ne pourrons jamais voyager vers ces nouvelles planètes, mais les enfants de vos arrières arrières petits-enfants le pourront », bien que l’avenir concernant le voyage spatial me semble difficile à prédire. Bien que Kepler-452b soit une découverte majeure pour l’espèce humaine, qui repose donc la question fondamentale de « Sommes nous seuls dans l’Univers », d’autres planètes similaires ont été découvertes par Kepler : Kepler 186-f, se positionnant également dans la « zone habitable » de son étoile. Cependant, elle ne présente pas autant de similarité avec la Terre que ce que peut présenter Kepler-452b.

Bon, maintenant, il faudrait passer aux choses sérieuses : il serait peut-être temps de donner un autre nom plus glamour à cette nouvelle planète qui semble très prometteuse. J’attends vos suggestions les gens! A vos neurones !

Les données concernant Kepler 452b et Kepler 182f permettent de mieux comprendre leurs différentes caractéristiques

Les données concernant Kepler 452b et Kepler 186f permettent de mieux comprendre leurs différentes caractéristiques

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